Si
le cerf-volant accompagne le jeu des enfants depuis la plus
haute antiquité, ce sont sans doute les physiciens du
18e siècle qui lui donnèrent ses lettres de noblesses.
Qui ne se souvient pas de l’Américain Benjamin
FRANKLIN et du Français Jacques de ROMAS qui allaient
titiller les nuages pour provoquer la foudre ! Depuis bien plus
longtemps, les militaires, eux aussi, avaient su tirer profit
de ces drôles de machine pour des missions de mesure de
distance puis d’observation.
Après
de bons et loyaux services, le cerf-volant cédera sa
place au ballon captif, puis aux dirigeables dès l’apparition
du moteur. Le premier vol motorisé a lieu en 1852. Propulsé
par un moteur à vapeur de 3 CV, il atteignit la vitesse
fantastique de 9 Km/h.
Il existe en France de nombreux organismes et associations qui
aiment à jouer avec le vent et à transmettre leur
savoir-faire. Nous leur avons proposé de nous rejoindre
sur le site d’Écausseville pour plonger petits
et grands dans l’univers merveilleux et magique de l’air
et du vent.

Cerfs-volants,
éoliennes, moulins, structures musicales, et vols en
aéroplumes. Place à l’imaginaire et au rêve
dans ces nouveaux jardins et couloirs du vent.
Jouer avec le vent ou l’air, c’est bien ! Les maîtriser,
c’est mieux ! C’est pourquoi nous avons décidé
de créer, avec le concours du collège et du centre
d’hébergement de l’Abbaye de Montebourg un
atelier de construction de petits dirigeables télécommandés
qui permettront aux élèves de s’initier
au monde des plus légers que l’air et de les fidéliser
dans la construction de dirigeables de grandes tailles. Cette
activité sera progressivement étendue au niveau
régional puis national.
Il s’agit en fait pour nous de fédérer sur
le site d’Ecausseville les ressources, les compétences,
les technologies, les énergies et les valeurs dans le
cadre d’un projet global lié au renouveau du dirigeable
et de réhabiliter cet ancienne base d’aérostation
pour en faire une des premières plates-formes industrielles
et aéroportuaires en mesure d’accueillir des dirigeables
de tourisme, de surveillance maritime, de transport de personnes
ou de charges, etc..
Pour certains, les réflexions sur l’avenir des
dirigeables sont intimement liées à celles de
l’après-pétrole. Pour eux, le dirigeable
est source d’économie et les premières études
montrent tout l’intérêt de ces aéronefs
en matière de respect de l’environnement et de
pollution de l’air. D’autres rêvent à
de nouveaux palaces volants qui permettent de survoler toutes
les merveilles du monde à bord de « vaisseaux »
propres et écologiques. C’est peut-être ce
qui nous pousse dans notre volonté de faire décoller
d’ici deux ou trois ans notre premier dirigeable de tourisme.
A moins de cent kilomètres de notre base aéroportuaire,
le Mont-St-Michel, huitième merveille du monde, vous
attend pour votre première croisière de rêve.