Si la vie de l’aérostat a été éclipsée, et notamment en France, depuis un peu plus d’un demi-siècle (sécurité, bond technologique, exigence de vitesse, coût) il n’empêche qu’une grande nation comme les Etats-Unis n’a jamais cessé de les utiliser.
Pendant la seconde guerre mondiale plus de 150 dirigeables « souples » ont été mis en œuvre avec succès, notamment pour des missions d’accompagnement de convois maritimes et de surveillance des côtes. Jusqu’en 1962, ils font partie de la chaîne Early Warning face aux menaces de bombardiers soviétiques stratégiques.
Lors de la première guerre du Golfe, les Américains élargissent le domaine d’emploi des aérostats notamment à la surveillance et à l’observation terrestres pour détecter des mouvements adverses ou protéger des sites militaires. C’est donc tout naturellement qu’ils en déploient actuellement en Afghanistan.
De leur côté, les Israéliens, pourtant leaders en matière de production et d’utilisation de drones, emploient des aérostats au quotidien dans le cadre de la protection de leur territoire, que ce soit au profit des services de sécurité (surveillance de la prière du vendredi soir à Jérusalem) ou au profit de Tsahal (contrôle des mouvements à l’entrée de la bande de Gaza).
Des ballons captifs sont actuellement déployés dans la zone française en Afghanistan, actuellement un au-dessus de Tagab. D’autres sont actuellement en phase de déploiement. Opérés dans les FOB (Forward Operational Base) par des contractors américains, ils ont pour mission d’observer en permanence les mouvements dans la zone. Couplé avec le nouveau système de surveillance mobile jour/nuit Margot 5000, le ballon captif traite en direct les demandes de renseignement, et grâce à un équipement télémétrique, peut effectuer des demandes de tirs d’artillerie.
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